Zelda a 40 ans : Ocarina of Time renaît sur Switch 2

28 octobre 20265 min de lecturePar Raoul Lionel

Il y a quarante ans, un petit héros vêtu de vert entrait dans une grotte et un vieil homme lui tendait une épée : « C’est dangereux d’y aller seul ! Prends ceci. » The Legend of Zelda était né. Zelda a 40 ans et pour fêter cet anniversaire, Nintendo sort ce jeudi 29 octobre une Nintendo Switch 2 aux couleurs d’Hyrule, avant de proposer le 5 novembre un remake très attendu : Ocarina of Time, le jeu que beaucoup considèrent comme le plus grand de tous les temps. Voici ce qu’il faut savoir.

Une Switch 2 aux couleurs d’Hyrule

Premier cadeau d’anniversaire : une édition spéciale de la Switch 2, en magasin dès ce 29 octobre. Les Joy-Con 2 sont habillés de vert et d’or, la station d’accueil est noire et dorée, frappée du symbole de la Triforce, et des motifs inspirés de la série décorent le dos de la console. Attention, aucun jeu n’est inclus dans la boîte. Une manette Pro assortie est vendue à part.

C’est un objet pour les fans et les collectionneurs, mais surtout le signal d’une fin d’année placée sous le signe de Zelda chez Nintendo.

Zelda a 40 ans
© Nintendo.com

Ocarina of Time, le retour d’un monument

La vraie star, c’est le remake d’Ocarina of Time, annoncé lors d’un Nintendo Direct entièrement consacré aux 40 ans de la série, le 8 septembre dernier. Il sortira le jeudi 5 novembre 2026, en exclusivité sur Switch 2.

Il ne s’agit pas d’un simple lifting. Les graphismes ont été entièrement refaits, avec un style que la presse spécialisée décrit comme un « réalisme stylisé », très loin des polygones anguleux de la Nintendo 64. Pour le reste, Nintendo reste fidèle à l’original : l’histoire, les donjons et les énigmes sont les mêmes, avec quelques améliorations bienvenues.

  • Un vrai bouton de saut. En 1998, Link sautait automatiquement quand il courait vers un rebord. Désormais, on saute quand on veut, comme dans Breath of the Wild et Tears of the Kingdom.
  • Plus de temps de chargement quand on entre dans une boutique ou une maison.
  • Une caméra libre, qu’on peut faire tourner autour de Link.
  • Des cinématiques doublées, une première pour ce jeu, longtemps resté silencieux à part les cris de Link.
  • Des bonus sur smartphone via l’application Nintendo Switch : un journal de vos exploits du jour, une chasse au trésor avec des indices en images, et même une ocarina virtuelle sur l’écran du téléphone pour jouer les mélodies du jeu.

Les fans attendaient ce remake depuis des années. Celui-ci sera disponible le 5 novembre, deux semaines avant la sortie de GTA VI. Un calendrier qui permettra aux joueurs de partir à l’aventure en Hyrule avant de filer à Vice City.

Pourquoi Ocarina of Time est culte

Pour comprendre l’émotion autour de ce remake, il faut revenir en décembre 1998, quand le jeu arrive en Europe sur Nintendo 64. C’est le premier Zelda en 3D, et il invente presque tout ce que les jeux d’action-aventure feront pendant les vingt années suivantes.

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Sa grande trouvaille, c’est le ciblage. En appuyant sur une gâchette, Link verrouille un ennemi et tourne autour de lui, ce qui rend les combats en 3D enfin lisibles. Ce système, que les joueurs appellent le « Z-targeting », a été repris par d’innombrables jeux depuis, de Dark Souls à God of War.

Il y a aussi un monde immense pour l’époque, un cycle jour-nuit, la plaine d’Hyrule à traverser à dos d’Epona, et un scénario qui fait voyager Link dans le temps, d’enfant à adulte. Et puis, bien sûr, l’ocarina. Les mélodies que l’on joue avec la manette ouvrent des passages, font tomber la pluie ou changent le jour en nuit. Le « Chant de Saria » ou la « Berceuse de Zelda » sont restés gravés dans la mémoire de toute une génération.

À sa sortie, la critique est unanime. Plus d’un quart de siècle plus tard, Ocarina of Time reste le jeu le mieux noté de l’histoire sur Metacritic, avec une moyenne de 99 sur 100. Il avait déjà été adapté en 2011 sur Nintendo 3DS, mais cette nouvelle version est de loin la plus ambitieuse.

Quarante ans d’aventures

Tout commence le 21 février 1986 au Japon, sur la Famicom Disk System. Le jeu est imaginé par Shigeru Miyamoto, le père de Mario, et Takashi Tezuka. Miyamoto s’inspire de ses souvenirs d’enfance dans la campagne près de Kyoto, quand il explorait les forêts, les lacs et les grottes autour de chez lui. Le nom de la princesse vient, lui, de Zelda Fitzgerald, l’épouse de l’écrivain américain F. Scott Fitzgerald.

Le principe tient en une phrase : un héros, Link, doit sauver la princesse Zelda et le royaume d’Hyrule des griffes de Ganon. Mais chaque épisode réinvente la formule. A Link to the Past (1991) sur Super Nintendo, Link’s Awakening (1993) sur Game Boy, The Wind Waker (2002) et ses graphismes façon dessin animé, puis la révolution Breath of the Wild en 2017, avec son monde ouvert où tout est possible, et sa suite Tears of the Kingdom en 2023. En 2024, Echoes of Wisdom a même offert pour la première fois le premier rôle à la princesse Zelda elle-même.

Une petite confusion à dissiper au passage : le héros s’appelle Link, et Zelda est la princesse. Après quarante ans, beaucoup se trompent encore.

Et bientôt au cinéma

L’anniversaire ne s’arrête pas aux consoles. Nintendo et Sony Pictures préparent un film The Legend of Zelda en prises de vues réelles, réalisé par Wes Ball (La Planète des singes : le nouveau royaume) et produit par Shigeru Miyamoto. Benjamin Evan Ainsworth y incarnera Link et Bo Bragason la princesse Zelda. La sortie, d’abord prévue en mars, a été repoussée au 7 mai 2027 pour des « raisons de production ».

Faut-il craquer ?

Si vous avez joué à Ocarina of Time en 1998, ce remake est une invitation à retrouver vos souvenirs avec des graphismes enfin à la hauteur de votre imagination. Si vous ne l’avez jamais fait, c’est l’occasion idéale de découvrir un pilier de l’histoire du jeu vidéo, sans les contraintes techniques de l’époque. Et si vous hésitez encore, sachez que le temple de l’Eau, réputé pour être l’un des donjons les plus difficiles de la série, vous attend toujours. Vous voilà prévenu.

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