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Helveticum #12 : Christian Zilocchi nous présente Indabeez.com, la ruche culturelle suisse qui envoie balader les algorithmes biboo.ch
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Thierry Savary sort « Nouveau Paradis », l’occasion de le faire passer de l’autre côté du micro Maurizio Iulianiello
today01/09/2026
Avez-vous déjà ressenti cette légère crispation devant votre écran de smartphone ? Celle qui survient quand, pour suivre la sortie du moindre single de votre pote musicien, l’expo d’un peintre romand ou l’actualité d’une troupe de théâtre locale, vous devez jongler entre dix applications différentes, subir trois coupures publicitaires pour du terreau de jardin, et prier très fort pour que le grand manitou de l’algorithme daigne afficher le post dans votre fil d’actualité ? Spoiler alert : vous n’êtes pas les seuls.
C’est précisément de cet agacement généralisé qu’est née la plateforme Indabeez.com. Imaginée, conçue et développée au cœur du canton de Vaud, du côté de Denges, cette toute nouvelle ruche culturelle Swiss Made entend bien dépoussiérer nos habitudes numériques et redonner du pouvoir aux créateurs comme au public. Christian Zilocchi, un artiste touche-à-tout (dessinateur de BD, peintre, musicien et désormais aventurier du web) est fondateur de Indabeez est revenu sur les coulisses de la création du site dans le podcast Helveticum in Helvetia Veritas.
Le nom de Christian Zilocchi vous parle très certainement. C’est lui qui a donné vie aux gags décalés de Jaune et Vert dans les pages du journal 20 Minutes en Suisse pendant plusieurs années (une bande dessinée qui continue d’ailleurs sa joyeuse vie au Luxembourg dans Le Quotidien).
Créatif hyperactif, Christian n’a jamais aimé rentrer dans les petites cases bien rangées. Lorsque l’édition papier s’est arrêtée et que plusieurs intermédiaires sont venus lui proposer de poster ses toiles de peinture sur des plateformes existantes mais peu convaincantes, le déclic a eu lieu :
« Si quelqu’un essaie de faire un réseau qui ne correspond pas exactement à mes besoins, pourquoi ne pas créer moi-même ce dont j’ai vraiment besoin ? » — Christian Zilocchi
L’adage « on n’est jamais mieux servi que par soi-même » a repris du service. Mais l’ambition ne s’arrêtait pas à un simple portfolio personnel. À l’instar d’un David Bowie qui peignait, d’un Nick Cave qui écrit des romans ou d’un Anthony Hopkins qui passe du cinéma aux pinceaux, Christian part d’un constat simple : lorsqu’on touche à la création, on porte presque tous plusieurs casquettes. Malheureusement, sur les réseaux des géants californiens, être pluridisciplinaire relève du parcours du combattant.

Le nom Indabeez vient du savant mélange entre l’expression américaine « In the biz » (être dans le business / le milieu) et le mot « Bee » (l’abeille). La plateforme s’articule comme une véritable ruche bourdonnante dédiée exclusivement à l’art et à la culture au sens large.
Ici, pas de vidéos de chats sur un skate, pas de débats politiques houleuses, pas de matchs de foot ni d’influenceurs essayant de vous refourguer le dernier gadget à la mode. La ligne éditoriale est limpide : 100 % création.
Mais comment Indabeez évite-t-elle le piège de la visibilité à deux vitesses qui empoisonne Instagram ou TikTok ? La réponse réside dans un traitement équitable et réfléchi :
Indabeez ne se contente pas d’être une vitrine passive. Christian Zilocchi a conçu un véritable couteau suisse numérique hébergeant un espace privé bourré d’outils professionnels sur mesure :
Chaque fonctionnalité est pensée pour faire gagner un temps précieux aux créateurs. Plus besoin de maîtriser de lourds logiciels de PAO ou de débourser des fortunes : tout se génère automatiquement en quelques clics.

Monter une telle infrastructure seul relevait du défi impossible… du moins jusqu’à l’arrivée de l’intelligence artificielle. Travaillant entre 12 et 14 heures par jour pendant plus de 4 mois et demi, jonglant entre son job pour un label de musique et ses sessions de codage tardives, Christian a utilisé l’IA comme un formidable accélérateur de compétences.
« Sans l’intelligence artificielle, je n’aurais jamais réussi à sortir un projet aussi complet en si peu de temps. »
Hébergée bien au chaud en Suisse, la plateforme respecte scrupuleusement les normes fédérales sur la protection des données (LPD). Pas de revente de données personnelles, une totale transparence et un modèle économique freemiumultra-accessible : l’utilisation est entièrement gratuite, avec des formules d’abonnement symboliques à partir de 9 CHF/mois pour les artistes souhaitant étendre la capacité de leur catalogue.
Lancée symboliquement le 1er août, la plateforme rassemble déjà des profils venus des quatre coins du globe : du peintre au Lesotho ou en Afrique du Sud, au musicien en Allemagne ou au Mali. L’art étant un langage universel, Indabeez ambitionne d’atteindre les 100 000 abonnés d’ici deux ans.
Une application native iOS et Android est en préparation pour l’automne. En attendant, le site est optimisé comme une Progressive Web App : il suffit d’ajouter l’adresse sur l’écran d’accueil de votre téléphone pour profiter d’une expérience fluide avec notifications.
Que vous soyez artiste, professionnel de la scène ou simplement curieux de faire de belles découvertes sans vous faire pister par des robots commerciaux, rejoignez la ruche dès aujourd’hui sur Indabeez.com.
Écrit par: Maurizio Iulianiello
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