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LA TÉLÉ DES 90's - 1994 Friends, celui où la télé s'est trouvé six amis
today22/04/2026
L’emprise psychologique, c’est un peu comme le gaz carbonique : c’est inodore, incolore, et ça vous endort avant que vous ne réalisiez que vous étouffez. Pas de traces de coups, pas de vaisselle brisée au début, juste une sensation diffuse que quelque chose cloche. Dans le dernier épisode de « La voie des femmes », Cindy Heiniger a donné la parole à Gaëlle et Martine Rossi (cofondatrice de l’association REEF) pour décortiquer cette violence invisible. Et croyez-moi, il est temps qu’on mette les pieds dans le plat.
Tout commence souvent par un scénario de comédie romantique un peu trop parfait. C’est ce qu’on appelle le love bombing. Vous êtes la huitième merveille du monde, on vous bombarde de messages, d’attentions et de promesses. C’est flatteur, c’est intense, et c’est surtout le meilleur moyen de créer une dépendance ultra-rapide.
Le problème ? Une fois que vous êtes bien accrochée, la météo change. Un petit froid s’installe, une remarque acide par-ci, un silence punitif par-là. C’est cette alternance entre le soleil brûlant et le givre polaire qui crée la confusion. On passe son temps à essayer de retrouver la personne merveilleuse du début, sans voir que cette personne n’était qu’un appât.

« Tu dis n’importe quoi », « J’ai jamais dit ça », « Tu es parano ». Si ces phrases tournent en boucle, vous êtes probablement victime de gaslighting. C’est une technique de manipulation chirurgicale qui vise à vous faire douter de votre propre mémoire et de votre santé mentale.
Gaëlle raconte avec une précision chirurgicale ce moment où l’on finit par ne plus croire ses propres yeux. On cherche ses clés là où on est sûre de les avoir posées, on doute d’une conversation qui a eu lieu une heure plus tôt. Le pire dans tout ça ? Ce sont souvent les personnes les plus empathiques et les plus intelligentes qui tombent dans le panneau, parce qu’elles ont cette (trop) grande capacité à se remettre en question.
On imagine souvent que l’emprise est l’exclusivité des couples toxiques. Alerte spoiler : c’est faux. Martine Rossi rappelle avec force que ce mécanisme se retrouve partout.
Identifier ces dynamiques dans tous les domaines de la vie, c’est déjà commencer à reprendre le pouvoir.
On entend trop souvent : « Mais pourquoi elle ne part pas ? ». C’est oublier que l’emprise vide sa victime de toute substance. Partir n’est pas un événement, c’est un processus. Rester, ce n’est pas être faible, c’est être en mode survie. Martine Rossi le dit très bien : endurer cela au quotidien demande une force que peu de gens peuvent imaginer.
Le cerveau est saturé, la confiance est en miettes, et l’isolement est souvent total. Sortir de là demande du temps, de l’aide extérieure et, surtout, de la bienveillance envers soi-même.
Si vous avez un doute, écrivez. Notez les dates, les faits, les mots exacts. Pas pour faire votre procureur, mais parce que votre cerveau, sous stress, va chercher à oublier pour vous protéger. L’écrit reste une ancre de réalité quand tout le reste essaie de vous faire dériver.

Cet article n’est qu’un aperçu de la richesse des échanges de cet épisode. Le podcast « La voie des femmes » se donne pour mission de donner une voix à celles qu’on a tenté de faire taire. C’est un contenu nécessaire, brut et salvateur, produit par des femmes pour des femmes.
Si vous vous reconnaissez dans ces lignes, ou si vous pensez à quelqu’un en les lisant, ne gardez pas ça pour vous. La parole est le premier pas vers la sortie de secours.
Écrit par: Marine Ulzio
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