La vie est absurde

La vie est absurde

8 février 2020 1 Par Aymeric Dallinge

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Camus l’a écrit*. Je l’ai lu ces jours. Au delà du récit, cette semaine a été l’illustration parfaite des paragraphes que j’absorbais. La prise de conscience ne s’est pas faite tout de suite. Aujourd’hui, j’ai les idées plus claires. La brume dans laquelle j’évoluais depuis quelques jours s’est dissipée.

Voici la raison de mon écrit. J’ai envie de partager avec vous un ressenti qui m’anime. Ces jours, certes. Mais pas seulement. Depuis quelques semaines je me questionne sur le sens que nous donnons aux choses. Je vais être honnête. Ces questions demeurent depuis l’enfance. Mais pourquoi tant de gens y trouvent leur compte sans se soucier de l’impact de ce qu’ils font ? Pour ma part, j’ai toujours besoin de saisir l’instant, la note de saveur qui le compose. Je ne peux pas agir machinalement. Je sais que toute action à une réverbération sur quelque chose, quelqu’un, quelque part.

Cette semaine, j’ai vécu dans une brouillard épais. Les jours, les actions se sont suivis sans que je ne puisse vivre réellement les sensations qu’ils me provoquaient. Mon corps déambulait de ci, de là. Vague à l’âme.
En ouvrant les yeux, après une longue nuit de sommeil paisible, j’ai su appréhender l’absurdité de la vie. Personne ne saura m’expliquer pourquoi elle fait telle ou telle chose à ce moment clé. Nous passons une grande partie de nos instants à réfléchir à celui qui viendra ensuite et à se complaindre de celui qui s’est terminé. Et si nous respirions pour accueillir celui qui se déroule en ce moment même. C’est celui-ci qui nous fait vibrer présentement. Avant de partir à la quête du bonheur, ne devrions-nous pas d’abord en connaître la définition ? Et si le bonheur se trouvait simplement dans l’essentiel. Je pense qu’il est grand temps que l’on définisse la nuance de l’essentiel qui nous fait se sentir vivant. Qu’est-ce qui m’emporte au plus profond de mon âme ?

De mon humble avis, nous perdons beaucoup trop d’instants à fuir dans des tâches ingrates qui ne nous apportent aucune satisfaction. Mais, à quoi bon ?

Je soulève tout un tas de questions. Pour certaines, j’ai mes réponses. Oui, celles qui me correspondent à moi. Je ne peux pas vous donner de réponses universelles puisqu’il n’en existe pas. C’est à vous de choisir. C’est à toi d’attraper ton vécu et de le définir selon tes souhaits. Je pose ça là, avant de vous quitter. Et si d’être plus épanoui dans chaque instant de vie n’était pas la solution à un mieux vivre ensemble ? Réfléchissez-y. Et, n’oubliez pas. La réverbération. 

* L’étranger, Albert Camus, roman