MUSIQUE

Mathilde Amacker : La nouvelle perle Pop R’n’B du Chablais qui fait rimer audace et résilience

today07/04/2026

Arrière-plan
share close

Entre la discipline du triathlon, la rigueur de la danse et la vulnérabilité de la musique, l’artiste montheysanne Mathilde Amacker s’apprête à bousculer la scène romande. À l’occasion de la sortie de son premier EP « What is Love » le 17 avril prochain, plongée dans l’univers d’une artiste indépendante qui refuse de choisir entre ses rêves de grandeur et son authenticité.

Une ascension sculptée par le mouvement

Si certains tombent dans la musique par hasard, pour Mathilde Amacker, tout commence par le corps. Avant de poser sa voix sur des productions léchées, c’est sur les parquets de danse que la jeune Valaisanne a forgé son identité. Du classicisme rigoureux au lâcher-prise du hip-hop et de la dancehall, le mouvement est son premier langage. Cette base athlétique n’est pas anodine : elle insuffle à sa musique une énergie cinétique rare.

Pour Mathilde, une chanson ne s’écoute pas seulement, elle se visualise. « Si on ne danse pas sur une musique, je ne suis pas contente », confie-t-elle. Cette exigence rythmique se ressent dans chaque bpm de ses compositions. On y perçoit l’héritage d’une pop R’n’B qui ne s’excuse pas d’être dynamique, quelque part entre l’efficacité des tubes des années 2000 et la modernité épurée de la scène actuelle.

« What is Love » : L’exutoire d’une génération connectée mais isolée

Le 17 avril 2026 marquera un tournant avec la sortie de son premier EP, « What is Love ». Loin des clichés sirupeux, ce projet de quatre titres explore les zones d’ombre des relations amoureuses modernes. À 27 ans, Mathilde livre un témoignage d’une honnêteté désarmante sur son propre parcours sentimental.

L’EP fonctionne comme une progression émotionnelle à travers quatre scénarios de relations infructueuses. Le single phare, Pick up the phone, cristallise parfaitement cette tension : l’attente obsessionnelle d’un signe de vie, le déni face au manque de réciprocité, et cette frustration sourde qui finit par exploser.

Le paradoxe des réseaux sociaux

L’artiste porte d’ailleurs un regard très lucide, presque sociologique, sur sa propre génération. Si elle utilise les plateformes numériques pour propulser sa carrière indépendante, elle n’hésite pas à qualifier les réseaux sociaux de « pourriture » pour les relations humaines. Selon elle, nous vivons dans une ère de « consommation » du partenaire, où l’on change de relation comme on change de smartphone au moindre bug. Sa musique se veut le miroir de cette quête de sens dans un monde où tout va trop vite.

L’indépendance : Un triathlon de chaque instant

Derrière les projecteurs et les mélodies entraînantes se cache une réalité plus brute. Mathilde Amacker n’est pas portée par une major ; elle porte son projet à bout de bras. Travaillant à 100 % en parallèle de sa création artistique, elle réinvestit chaque franc et chaque minute de son temps libre dans sa passion.

C’est là que son profil de triathlète prend tout son sens. La musique, tout comme le sport de haut niveau, demande une endurance psychologique hors norme. Entre les sessions au 18 Lines Studio à Fribourg et la gestion de sa propre image, elle avance « step by step ». Cette humilité, héritée de son éducation dans le Chablais, est sa force tranquille. Elle refuse de « se la péter » comme elle le dit dans le podcast Helveticum, In Helvetia Veritas, tout en nourrissant des ambitions qui dépassent les frontières helvétiques.

Mathilde Amacker

Objectif 2026 : Le show total

Pour Mathilde, l’enregistrement n’était que la répétition générale. Le véritable défi commence maintenant : le live. En 2026, l’objectif est clair, elle doit monter sur scène. Mais attention, ne vous attendez pas à un concert statique derrière un pied de micro.

Inspirée par des figures comme Tate McRae ou Chris Brown, Mathilde rêve de « performances totales » où le chant et la danse fusionnent sans compromis. Elle se prépare physiquement à ce défi cardio-vasculaire intense : chanter tout en assurant des chorégraphies millimétrées. C’est ce grain de folie, cette « rage intérieure » comme elle l’appelle, qui pourrait bien l’emmener jusqu’à son rêve ultime : une tournée mondiale.

Pourquoi il faut la suivre dès maintenant

Soutenir Mathilde Amacker, c’est soutenir une vision de l’artiste 2.0 : une femme forte, consciente des enjeux de son époque, qui n’attend pas qu’on lui ouvre les portes mais qui les fabrique elle-même. Son EP « What is Love » promet d’être la bande-son idéale pour tous ceux qui, entre deux titres pop des années 90 et les nouveautés du moment, cherchent une voix authentique à laquelle s’identifier.

Le rendez-vous est pris. Le 17 avril, la Suisse romande aura une nouvelle raison de monter le son. En attendant, ruez-vous sur Pick up the phone et suivez ses aventures sur Instagram et TikTok. Car si Mathilde Amacker continue de rêver grand, c’est pour nous emmener danser avec elle.

Écrit par: Maurizio Iulianiello